Environnement

Des arpents plus verts que vert

Le 22 août 2008 -- Plus de 100 000 km2, soit 6% du territoire, seront désormais protégés au Québec. On a interdit toute exploitation agricole ou minière sur 23 nouveaux sites qui représentent près de 18 220 km2. Vingt de ces sites ont reçu le titre de «réserve de biodiversité projetée».

À cela s’ajoute le secteur du Lac-Burton-Rivière-Roggan-et-la-Pointe-Louis-XIV, situé à la jonction de la baie James et de la baie d’Hudson, qui couvre 8 750 km2 et qui pourrait recevoir le statut de parc national.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs examine aussi deux sites qui pourraient devenir des réserves aquatiques: celui de la Rivière-Dumoine (1 500 km2 comprenant la rivière qui coule sur 140 km au sud du parc La Vérendrye), et 142 km2 de la Vallée-de-la-Haute-Rouge, dans les Hautes-Laurentides.

On envisage aussi de protéger le site des Montagnes-Blanches, au nord du lac Saint-Jean (959 km2), fréquenté par le caribou forestier, le secteur du Brûlis-du-Lac-Oskélanéo, en Mauricie (261 km2), celui de Paakumshumwaau-Maatuskaau (4 259 km2 à l’est de la baie James) et une partie de la forêt Montmorency (8,7 km2), terrain d’étude et d’expérimentation de l’Université Laval.

Le gouvernement du Québec, qui s’était fixé comme objectif de protéger 8% du territoire d’ici la fin de l’année, a repoussé cet échéancier à 2010. En comparaison, l’Ontario protège 12% de son territoire et les États-Unis, 15%.

Pour consulter la liste des aires protégées qui ont récemment été ajoutées:
www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees
 
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