Environnement
Une bombe de cyanobactéries
Le 22 août 2008 -- Il y aurait plus de cyanobactéries dans le lac Saint-Pierre que dans tous les lacs du Québec réunis. C’est ce qu’ont constaté les biologistes Richard Carignan et Christiane Hudon, de l’Université de Montréal après avoir examiné l’état de santé de ce plan d’eau alimenté par le fleuve Saint-Laurent.
Il a beau avoir obtenu le statut de «réserve mondiale de la biosphère», accordé par l’UNESCO, le lac reçoit une dose de polluants difficile à digérer. Chaque année, il avale quatre millions de tonnes de matières en suspension dont 1,7 million proviennent des rivières qui traversent les zones agricoles du centre du Québec. Ces déversements contiennent une quantité excessive de nutriments qui favorisent la prolifération de cyanobactéries encore mal connues, de type «filamenteux». Au lieu de prendre l’allure de cette soupe verte honnie des villégiateurs, elles s’accrochent aux végétaux qui croissent sous l’eau.
Ces observations ont été publiées par le Journal canadien des sciences halieutiques au printemps dernier. Dans le quotidien Le Devoir, le journaliste Louis-Gilles Francœur a dénoncé le fait que les écosystèmes du lac Saint-Pierre ne fassent pas l’objet d’un projet de restauration. «En réalité, la mort annoncée d’un joyau biologique de cette importance commanderait un plan fédéral-provincial», écrit-il.
Il a beau avoir obtenu le statut de «réserve mondiale de la biosphère», accordé par l’UNESCO, le lac reçoit une dose de polluants difficile à digérer. Chaque année, il avale quatre millions de tonnes de matières en suspension dont 1,7 million proviennent des rivières qui traversent les zones agricoles du centre du Québec. Ces déversements contiennent une quantité excessive de nutriments qui favorisent la prolifération de cyanobactéries encore mal connues, de type «filamenteux». Au lieu de prendre l’allure de cette soupe verte honnie des villégiateurs, elles s’accrochent aux végétaux qui croissent sous l’eau.
Ces observations ont été publiées par le Journal canadien des sciences halieutiques au printemps dernier. Dans le quotidien Le Devoir, le journaliste Louis-Gilles Francœur a dénoncé le fait que les écosystèmes du lac Saint-Pierre ne fassent pas l’objet d’un projet de restauration. «En réalité, la mort annoncée d’un joyau biologique de cette importance commanderait un plan fédéral-provincial», écrit-il.