Sciences de la vie
Une vieille bactérie
Le 27 septembre 2007 — Survivre pendant 8 millions d’années, c’est possible. À condition d’être une bactérie conservée dans la glace.
Des biologistes de l’université Rutgers, au New Jersey, ont trouvé de telles survivantes dans des échantillons provenant de l’Antarctique. Après avoir fait dégeler les micro-organismes, les scientifiques ont eu l’heureuse surprise de constater qu’ils étaient bel et bien vivants. Pas en parfaite santé, cependant, car leur ADN était endommagé et, une fois mis en culture, ils ne se sont reproduits que très lentement. L’espérance de vie des bactéries vient tout de même de s’allonger de plusieurs millions d’années, puisque les plus vieilles dénichées dans la glace jusqu’à maintenant avaient «à peine» 300 000 ans.
Pour certains astrobiologistes, la trouvaille prouve que les microbes ont pu arriver sur Terre après un voyage à dos de comète à partir de planètes extérieures au système solaire. Rien n’est moins sûr, prévient cependant l’auteur de la découverte lui-même, le microbiologiste Kay Bidle. Compte tenu de la vitesse d’une comète, le voyage aurait duré plus de 8 millions d’années et le rayonnement cosmique aurait eu le temps de détruire l’ADN des petits passagers.
Des biologistes de l’université Rutgers, au New Jersey, ont trouvé de telles survivantes dans des échantillons provenant de l’Antarctique. Après avoir fait dégeler les micro-organismes, les scientifiques ont eu l’heureuse surprise de constater qu’ils étaient bel et bien vivants. Pas en parfaite santé, cependant, car leur ADN était endommagé et, une fois mis en culture, ils ne se sont reproduits que très lentement. L’espérance de vie des bactéries vient tout de même de s’allonger de plusieurs millions d’années, puisque les plus vieilles dénichées dans la glace jusqu’à maintenant avaient «à peine» 300 000 ans.
Pour certains astrobiologistes, la trouvaille prouve que les microbes ont pu arriver sur Terre après un voyage à dos de comète à partir de planètes extérieures au système solaire. Rien n’est moins sûr, prévient cependant l’auteur de la découverte lui-même, le microbiologiste Kay Bidle. Compte tenu de la vitesse d’une comète, le voyage aurait duré plus de 8 millions d’années et le rayonnement cosmique aurait eu le temps de détruire l’ADN des petits passagers.