Chroniques
L'envers des choses (extrait)
Scrap Books
Les feuilles de papier peuvent avoir sept vies. À condition qu’on se donne la peine de les récupérer adéquatement.
Par Catherine Dubé
Au Saguenay, en Mauricie, à Montréal, c’est partout pareil… Dans les 36 centres de tri du Québec, des milliers de tonnes de vieux papier en ballots se sont accumulées. Dans des entrepôts ou dans les cours, elles attendent de trouver preneur. C’est le résultat de l’effondrement du marché des matières récupérées. Pourtant, les papetières Kruger et Cascades en ont bien besoin, elles en importent pour alimenter leurs usines de papier recyclé! «C’est paradoxal. Il y a des surplus au Québec, mais la moitié des 2 millions de tonnes de papier que nous recyclons chaque année vient des États-Unis et d’Ontario», dit Pascal Aguettaz, directeur du Groupe des achats de fibres recyclées de Cascades.
Si cette entreprise fait la fine bouche, c’est que le papier récupéré au Québec n’est pas assez bien trié à son goût. Il est parfois contaminé par des restes de nourriture, puisqu’il séjourne dans le bac vert en compagnie de boîtes de conserve pas toujours rincées. Et il est mélangé avec d’autres matières.
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