Trou de mémoire
Québec sous le feu (extrait)
La bataille de Québec: Première partie
1759. Une année terrible dans l’histoire de Québec. La ville s’est retrouvée sur l’échiquier de la guerre de Sept ans. Elle a été dévastée.
Par Raymond Lemieux
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Relayée de village en village, elle a remonté le Saint-Laurent jusqu’à Québec. Les Anglais arrivent! Ils ont été vus, le 23 mai, à la hauteur de Rimouski. Ils voguent avec une fantastique armada: 119 bateaux – le quart de toute la Royal Navy – dont 49 vaisseaux de guerre! L’escadre s’étend sur 80 km. À bord, près de 9 000 soldats, 30 000 marins et... 591 bovins bien comptés. Ce sera le plus important déplacement de troupes de la guerre de Sept ans, la première vraie guerre mondiale.
Les Anglais ont un objectif: prendre Québec. La jeune ville, bâtie sur un promontoire de 50 m de hauteur, est bien protégée. Le fleuve sauvage et les falaises font obstacle aux velléités d’éventuels envahisseurs. Mais ce n’est pas la géographie qui fera fléchir la volonté de Londres de bouter les Français hors d’Amérique du Nord et de prendre le contrôle du continent.
De fait, la Nouvelle-France est assaillie de toutes parts. Pendant que la colossale flotte remonte le fleuve, des bataillons avancent sur les rives du lac Ontario. Et d’autres troupes marchent le long de la rivière Hudson qui rejoint, par le lac Champlain, la rivière Richelieu. L’étau se referme sur la colonie.
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