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Turbos époustouflantes!
Des avions ultra-légers et peu coûteux promettent de changer l’aviation. Voici les petits taxis des airs.
par Marie-Ève Maillé
Retards, bagages perdus, contrôles de sécurité interminables… Les gens d’affaires qui prennent l’avion régulièrement connaissent la chanson. La solution? Utiliser un taxi aérien! C’est la prochaine révolution qui attend le monde de l’aviation: de petits avions ultra-légers bourdonneront dans le ciel de l’Amérique du Nord dès le printemps 2006 avec à leur bord quatre passagers.
La différence par rapport aux petits Cessna équipés de moteurs à hélice tient à la turbosoufflante, que l’on retrouve déjà sur presque tous les avions de ligne, mais qui n’avait encore jamais été installée sur des engins ultra-légers. Le moteur PW600, mis au point par Pratt et Whitney Canada de Longueuil, est une toute petite turbosoufflante qui se décline en trois autres versions: le PW610, le PW615 et le PW617. Ils équiperont respectivement les futurs jets ultra-légers des compagnies états-uniennes Eclipse et Cessna, et de la brésilienne Embraer.
À l’extérieur, on ne distingue qu’un simple boîtier où est logé le petit moteur. C’est à l’intérieur que la technologie opère. L’air entre à l’avant et traverse les aubes de la turbosoufflante. Cet air est ensuite compressé et sa température augmente jusqu'à ce que se produise une combustion, initiée par l’apport de carburant. La combustion actionne une turbine qui, grâce à un arbre d’engrenage, fait fonctionner la turbosoufflante, ce qui provoque la poussée de l’appareil.
Le PW600 est le poids plume des turbosoufflantes. Il pèse entre 110 kg et 180 kg. Au décollage, les deux moteurs d’un jet ultra-léger pourront offrir une puissance de 1 800 lb (8 000 newton [8 kN]), soit 900 lb (4 kN) chacun. En comparaison, un seul des quatre moteurs du prochain Airbus 380 – le plus gros avion de ligne au monde – est homologué pour fournir jusqu’à 80 000 lb (355 kN) de puissance. Le PW600 a en plus la particularité d’être composé d’un nombre limité de pièces, ce qui en réduit le coût et l’entretien.
«Ces nouveaux appareils vont changer l’aviation, estime Pascale Tremblay, directrice du développement du PW610 chez Pratt et Whitney Canada. Les aéroports devront revoir leurs façons de faire pour accueillir ces engins-là.»
Ils permettront de se déplacer plus rapidement en utilisant les aéroports secondaires. La clientèle visée? Les voyageurs d’affaires qui veulent gagner du temps et qui sont prêts, une fois à bord, à se passer de toilettes parce que, pour alléger les appareils, il a bien fallu réduire les équipements.
L’idée du jet taxi n’est pas nouvelle: il existe déjà des avions capables de remplir cette fonction. Mais ce nouveau taxi des airs est plus rapide que ses cousins à hélices (environ 700 km/h). Il est surtout plus léger et beaucoup moins coûteux. L’Eclipse 500 est vendu 1,5 million $, soit environ le tiers du prix des avions légers sur le marché. Pas surprenant donc que la compagnie a déjà plus de 2 350 jets dans son carnet de commande. De quoi mettre du plomb dans l’aile du marché des appareils à hélices…
par Marie-Ève Maillé
Retards, bagages perdus, contrôles de sécurité interminables… Les gens d’affaires qui prennent l’avion régulièrement connaissent la chanson. La solution? Utiliser un taxi aérien! C’est la prochaine révolution qui attend le monde de l’aviation: de petits avions ultra-légers bourdonneront dans le ciel de l’Amérique du Nord dès le printemps 2006 avec à leur bord quatre passagers.
La différence par rapport aux petits Cessna équipés de moteurs à hélice tient à la turbosoufflante, que l’on retrouve déjà sur presque tous les avions de ligne, mais qui n’avait encore jamais été installée sur des engins ultra-légers. Le moteur PW600, mis au point par Pratt et Whitney Canada de Longueuil, est une toute petite turbosoufflante qui se décline en trois autres versions: le PW610, le PW615 et le PW617. Ils équiperont respectivement les futurs jets ultra-légers des compagnies états-uniennes Eclipse et Cessna, et de la brésilienne Embraer.
À l’extérieur, on ne distingue qu’un simple boîtier où est logé le petit moteur. C’est à l’intérieur que la technologie opère. L’air entre à l’avant et traverse les aubes de la turbosoufflante. Cet air est ensuite compressé et sa température augmente jusqu'à ce que se produise une combustion, initiée par l’apport de carburant. La combustion actionne une turbine qui, grâce à un arbre d’engrenage, fait fonctionner la turbosoufflante, ce qui provoque la poussée de l’appareil.
Le PW600 est le poids plume des turbosoufflantes. Il pèse entre 110 kg et 180 kg. Au décollage, les deux moteurs d’un jet ultra-léger pourront offrir une puissance de 1 800 lb (8 000 newton [8 kN]), soit 900 lb (4 kN) chacun. En comparaison, un seul des quatre moteurs du prochain Airbus 380 – le plus gros avion de ligne au monde – est homologué pour fournir jusqu’à 80 000 lb (355 kN) de puissance. Le PW600 a en plus la particularité d’être composé d’un nombre limité de pièces, ce qui en réduit le coût et l’entretien.
«Ces nouveaux appareils vont changer l’aviation, estime Pascale Tremblay, directrice du développement du PW610 chez Pratt et Whitney Canada. Les aéroports devront revoir leurs façons de faire pour accueillir ces engins-là.»
Ils permettront de se déplacer plus rapidement en utilisant les aéroports secondaires. La clientèle visée? Les voyageurs d’affaires qui veulent gagner du temps et qui sont prêts, une fois à bord, à se passer de toilettes parce que, pour alléger les appareils, il a bien fallu réduire les équipements.
L’idée du jet taxi n’est pas nouvelle: il existe déjà des avions capables de remplir cette fonction. Mais ce nouveau taxi des airs est plus rapide que ses cousins à hélices (environ 700 km/h). Il est surtout plus léger et beaucoup moins coûteux. L’Eclipse 500 est vendu 1,5 million $, soit environ le tiers du prix des avions légers sur le marché. Pas surprenant donc que la compagnie a déjà plus de 2 350 jets dans son carnet de commande. De quoi mettre du plomb dans l’aile du marché des appareils à hélices…