Février 2010

Février 2010

SAINT-VALENTIN: La biologie du baiser

La biologie du baiser

Embrasser est plus qu’un geste d’amour. C’est un stratagème de l’évolution, qui favorise la sélection d’un partenaire adéquat et l’attachement du couple.

Par Mélanie Saint-Hilaire

Qu’est-ce qu’un baiser? «C’est un secret qui prend la bouche pour oreille», soufflait Cyrano de Bergerac à la belle Roxane. Le grand romantique ne croyait pas si bien dire. Papillonner des lèvres a toujours été un acte mystérieux. Au point qu’une nouvelle science est née pour l’étudier: la philamatologie. À ton sarrau, Cyrano!

Embrasser un amant, c’est vivre un instant de poésie, mais c’est aussi une troublante aventure biologique. Quand un couple se fait des douceurs à bouche que veux-tu, la fine muqueuse des lèvres, riche en neurones sensoriels, envoie une cascade de messages au cerveau. Sans même y penser, les amants enregistrent les mouvements de l’autre, le goût de sa salive, le parfum de sa peau et accèdent ainsi à des informations codées sur son engagement émotionnel, son état de santé, voire son bagage génétique. Leur pouls s’accélère, leurs pupilles se dilatent. Pas étonnant qu’ils en perdent la tête.

Le baiser est une étape cruciale du rituel de séduction. Même que rater le premier suffit souvent à tuer une romance. Selon une étude réalisée aux États-Unis, 59% des garçons et 66% des filles ont vécu ce type de rupture. Chéri n’était pas forcément un incompétent de l’osculation – le terme savant pour désigner le french kiss. Seulement, la chimie manquait à l’appel.

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