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La vie la santé (extrait)
Fini les piqûres!
Un ingénieur de l’Université de Sherbrooke a conçu un injecteur de médicaments sans aiguille… et sans douleur.
Par Julie Cailliau
Personne n’aime les piqûres, mais pour injecter un médicament, on n’avait encore rien trouvé de mieux… jusqu’à ce que Martin Brouillette s’en mêle. Ce professeur de mécanique de l’Université de Sherbrooke a mis au point un injecteur sans aiguille. Ce n’est pas le premier. On avait déjà utilisé un gel à haute pression pour traverser la peau, mais cela s’était avéré très douloureux.
Baptisé iaculor, l’injecteur de Martin Brouillette projette dans la peau un nuage de particules médicamenteuses à très haute vitesse. Chaque particule, d’environ 10 microns de diamètre, crée un minuscule trou. Le procédé est parfaitement indolore.
L’appareil se présente sous la forme d’un petit tube de plastique moulé qui renferme une bonbonne miniature et deux chambres séparées par une membrane. La première chambre est remplie de gaz sous pression, la seconde contient le médicament. Quand on presse l’injecteur contre la peau, la bonbonne se perce; le gaz se déverse alors dans la première chambre et, sous l’effet de l’augmentation de la pression, la membrane se rompt brutalement, générant à son tour une puissante onde de choc qui propulse le médicament en dehors du tube, à une vitesse de 500 mètres par seconde. Les particules de produit actif traversent ainsi la couche cornée et vont se loger dans l’épiderme et dans le derme.
Pour lire la suite, abonnez-vous au magazine Québec Science ou procurez-vous votre exemplaire en kiosque!
Un ingénieur de l’Université de Sherbrooke a conçu un injecteur de médicaments sans aiguille… et sans douleur.
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Personne n’aime les piqûres, mais pour injecter un médicament, on n’avait encore rien trouvé de mieux… jusqu’à ce que Martin Brouillette s’en mêle. Ce professeur de mécanique de l’Université de Sherbrooke a mis au point un injecteur sans aiguille. Ce n’est pas le premier. On avait déjà utilisé un gel à haute pression pour traverser la peau, mais cela s’était avéré très douloureux.
Baptisé iaculor, l’injecteur de Martin Brouillette projette dans la peau un nuage de particules médicamenteuses à très haute vitesse. Chaque particule, d’environ 10 microns de diamètre, crée un minuscule trou. Le procédé est parfaitement indolore.
L’appareil se présente sous la forme d’un petit tube de plastique moulé qui renferme une bonbonne miniature et deux chambres séparées par une membrane. La première chambre est remplie de gaz sous pression, la seconde contient le médicament. Quand on presse l’injecteur contre la peau, la bonbonne se perce; le gaz se déverse alors dans la première chambre et, sous l’effet de l’augmentation de la pression, la membrane se rompt brutalement, générant à son tour une puissante onde de choc qui propulse le médicament en dehors du tube, à une vitesse de 500 mètres par seconde. Les particules de produit actif traversent ainsi la couche cornée et vont se loger dans l’épiderme et dans le derme.
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