Reportages
La belle du nord (extrait)
La Moisie pourrait bien devenir la première rivière québécoise protégée.
par François X. Côté
Cela peut paraître incroyable, mais rares sont les pays qui protègent bien leurs rivières. Préserver l’intégralité d’un cours d’eau de toute intervention humaine néfaste est un phénomène exceptionnel, quel que soit l’endroit dans le monde. Au Québec, cela n’a jamais été fait. Mais les choses pourraient bien changer.
En novembre dernier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a posé un jalon important dans un processus qui s’est étalé sur de nombreuses années. Il a recommandé la protection de la rivière Moisie et de ses affluents. Le gouvernement québécois, promoteur du projet, n’a pas encore rendu son avis définitif, mais, s’il donne suite, la Moisie serait la première rivière québécoise à obtenir le statut de réserve aquatique.
Les rivières définissent souvent les territoires et les activités qui leur sont liées. Elles servent de voies de communication, fournissent énergie et eau potable, évacuent même les déchets. Si l’atmosphère est le poumon de la planète, l’hydrosphère en est le sang. Et les rivières sont autant de veines qui alimentent et régénèrent nos terres et la vie qu’elles portent.
Pourquoi, alors, les réserves aquatiques ne sont-elle pas plus nombreuses? Au Canada, pays précurseur en la matière, on compte une quarantaine de rivières protégées. Une bagatelle en regard de la quantité de cours d’eau présents sur son territoire.
Pour lire la suite, abonnez-vous au magazine Québec Science ou procurez-vous votre exemplaire en kiosque!
par François X. Côté
Cela peut paraître incroyable, mais rares sont les pays qui protègent bien leurs rivières. Préserver l’intégralité d’un cours d’eau de toute intervention humaine néfaste est un phénomène exceptionnel, quel que soit l’endroit dans le monde. Au Québec, cela n’a jamais été fait. Mais les choses pourraient bien changer.
En novembre dernier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a posé un jalon important dans un processus qui s’est étalé sur de nombreuses années. Il a recommandé la protection de la rivière Moisie et de ses affluents. Le gouvernement québécois, promoteur du projet, n’a pas encore rendu son avis définitif, mais, s’il donne suite, la Moisie serait la première rivière québécoise à obtenir le statut de réserve aquatique.
Les rivières définissent souvent les territoires et les activités qui leur sont liées. Elles servent de voies de communication, fournissent énergie et eau potable, évacuent même les déchets. Si l’atmosphère est le poumon de la planète, l’hydrosphère en est le sang. Et les rivières sont autant de veines qui alimentent et régénèrent nos terres et la vie qu’elles portent.
Pourquoi, alors, les réserves aquatiques ne sont-elle pas plus nombreuses? Au Canada, pays précurseur en la matière, on compte une quarantaine de rivières protégées. Une bagatelle en regard de la quantité de cours d’eau présents sur son territoire.
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