Reportages
Médecine de cheval (extrait)
À Saint-Hyacinthe, les chats, les bovins et les chevaux malades reçoivent des soins qui n’ont rien à envier à ceux prodigués aux humains. Visite guidée d’un hôpital unique en son genre.
par Catherine Dubé
Dans la salle d’urgence, trois jeunes femmes s’affairent autour d’un beau brun aux muscles saillants. Le patient souffre de sérieuses coliques. Pour faciliter l’échographie, on lui a soigneusement rasé l’abdomen avant de lui installer un gros cathéter qui permettra de lui injecter un soluté de réhydratation.
Le beau brun est un cheval admis à l’urgence du Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) de Saint-Hyacinthe. Ici, il n’y a pas de civière, mais quatre stalles, ainsi qu’un petit box d’examen mobile en métal. Pour le reste, le lieu a tout d’un véritable hôpital. L’urgence est ouverte 24 heures sur 24, et il y a même des moments où elle déborde! Le personnel arbore la blouse verte de rigueur et les appareils médicaux sont tout aussi sophistiqués que ceux qui sont destinés aux humains.
Les coliques sont une cause fréquente d’admission. «Leurs origines sont diverses, depuis la simple constipation jusqu’à une perforation intestinale», explique le docteur Jean-Pierre Lavoie, l’un des cliniciens spécialisés en médecine interne appelé au chevet de ces imposants malades.
Quand ni l’échographie, ni la palpation, ni l’analyse des prélèvements n’ont permis d’en déterminer la cause, le vétérinaire sort l’artillerie lourde: un vidéo-endoscope qui permet de voir l’intérieur de la bête. Ce long tube muni d’une caméra est inséré jusque dans l’estomac et l’intestin. «Il permet de vérifier si l’animal souffre d’un ulcère gastrique», précise le docteur Lavoie.
En cas de nécrose intestinale, c’est la chirurgie immédiate dans une salle d’opération adaptée aux dimensions des patients.
Pour endormir l’animal, on utilise des anesthésiques semblables à ceux qu’on emploie pour les humains, sauf qu’on lui injecte une dose… de cheval. Puis on l’opère les quatre fers en l’air, littéralement. «On le couche sur le dos en le suspendant par les pattes grâce à ce treuil», dit la docteure Sophie Morisset, spécialiste en chirurgie équine, en pointant les crochets et les chaînes suspendus au plafond.
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par Catherine Dubé
Dans la salle d’urgence, trois jeunes femmes s’affairent autour d’un beau brun aux muscles saillants. Le patient souffre de sérieuses coliques. Pour faciliter l’échographie, on lui a soigneusement rasé l’abdomen avant de lui installer un gros cathéter qui permettra de lui injecter un soluté de réhydratation.
Le beau brun est un cheval admis à l’urgence du Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) de Saint-Hyacinthe. Ici, il n’y a pas de civière, mais quatre stalles, ainsi qu’un petit box d’examen mobile en métal. Pour le reste, le lieu a tout d’un véritable hôpital. L’urgence est ouverte 24 heures sur 24, et il y a même des moments où elle déborde! Le personnel arbore la blouse verte de rigueur et les appareils médicaux sont tout aussi sophistiqués que ceux qui sont destinés aux humains.
Les coliques sont une cause fréquente d’admission. «Leurs origines sont diverses, depuis la simple constipation jusqu’à une perforation intestinale», explique le docteur Jean-Pierre Lavoie, l’un des cliniciens spécialisés en médecine interne appelé au chevet de ces imposants malades.
Quand ni l’échographie, ni la palpation, ni l’analyse des prélèvements n’ont permis d’en déterminer la cause, le vétérinaire sort l’artillerie lourde: un vidéo-endoscope qui permet de voir l’intérieur de la bête. Ce long tube muni d’une caméra est inséré jusque dans l’estomac et l’intestin. «Il permet de vérifier si l’animal souffre d’un ulcère gastrique», précise le docteur Lavoie.
En cas de nécrose intestinale, c’est la chirurgie immédiate dans une salle d’opération adaptée aux dimensions des patients.
Pour endormir l’animal, on utilise des anesthésiques semblables à ceux qu’on emploie pour les humains, sauf qu’on lui injecte une dose… de cheval. Puis on l’opère les quatre fers en l’air, littéralement. «On le couche sur le dos en le suspendant par les pattes grâce à ce treuil», dit la docteure Sophie Morisset, spécialiste en chirurgie équine, en pointant les crochets et les chaînes suspendus au plafond.
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